Rechercher dans ce blog

jeudi 24 juin 2010

Damas!

Cham ! Arrivee dans la glorieuse capitale de Syrie ayant abrite d'eminents personnanges : St Paul, Saladin, Bachar Al Assad...



Grace a l'intercession de l'eveque maronite de Damas, ce sera finalement la derniere paroissienne a sortir de la messe qui nous trouvera un logement Damasciote.

Le contact de l'eveque se revelera aussi riche de discussions diverses grace a sa tradition du cafe post-eucharistique et ses nombreux amis journalistes, seminaristes ou bonnes soeurs.



L'architecture Jordanienne... on fait la cave apres la construction de la maison...
Marie parle tres bien francais et habite avec sa fille dans un petit appartement du quartier chretien en attendant que sa nouvelle maison soit terminee. On se serre un peu les coudes ce qui fait bien ressortir la chaleur humaine (qui vient s'ajouter a l'etouffante chaleur ambiante).

Anna, la fille, nous sert de guide dans la ville et nous presente ses amis lors d'une soiree concert en pein air.


Notre nouvelle Maman et notre soeur...

Florent a la classe apres 23h... FBI? Admirez la nouvelle coiffure qui colle avec les lunettes...


Les taxis sont bon marche et tres pratiques... On en profite!

Ah Saladin... Si nous etions chevaliers...

Propagande dans le bazaar...

Comme a Beyrouth, des trous pour respirer, sans aucun doute...


Mosquee ou ancienne Eglise?


Gare aux pieds nus, ca brule!


Anna, notre guide, une jeune "top flex", la veille de ses partiels...

Florent en profite pour saver ses pieds en achetant des sandales pendant que Pierre se gave de boissons glacees... On combat la chaleur comme on peut!

vendredi 18 juin 2010

Syrie, nous voila! (heu, on l'a deja faite celle-la, non?)

Oui, une boucle est faite pour etre bouclee. Nous retournerons donc a Damas, mais par le chemin des ecoliers.

Le passage de la frontiere du Nord Liban n'est pas aisé et Florent doit se battre et faire des coudes pour passer a travers la cohue et tendre nos passeports au douanier, qui, a bout de nerfs, eloigne du bras les mouches qui s'empressent se re recoller bien vite a son comptoir.
Mais l'on passe; et nous arrivons tout juste a temps pour visiter notre rêve d'enfance; le Krak des chevaliers, alias le meilleur chateau fort qu'on puisse s'imaginer quand on est un gosse en short-bateaux, tapant ses cousins avec des epees en bois fabriquees par papa lors des reunions de famille.


Montez la colline, puis, essouflés, attaquez la muraille!


Ca en impose, non?


Comme mon chateau de Playmobil...


On peut presque plonger dans la petite bourgade du plus haut somme de la plus haute tour!


Vous ne passerez pas!

Oui, Perceval, le roi Arthur, les Sarrasins, tout ca tout ca... Une forteresse pourtant prenable moyennant deux ou trois euros, moins si on a sa carte d'etudiant!


Haro! a Dieu! Mortecouille! Sus a l'ennemi! Que trepasse si je faiblis, pourfendons vaillamment!

Les Orthodoxes nous font volontiers visiter leur Monastere St Georges, mais preferent nous envoyer coucher chez les Cathos a Marmarita, plus haut dans la montagne, ils ne peuvent pas les appeler pour cause de "relations orageuses". Dommage. Les soeurs du Perpetuel Secours , qui portent bien leur nom, rattrappent le tout et nous permettent d'assister a notre premiere communion (comprendre "premiere premiere communion en Syrie") en Arabe suivie de notre deuxieme orchestre de rue scout!

L'autostop vers Quara s'avère efficace et nous ne restons que trés peu a Homs pour visiter rapidement cette ville sans grand interet si ce n'est la ceinture que Marie aurait donnée avant son assomption...

Arrivés le soir a Quara, au monastere de St Jacques le Mutile, les soeurs nous mettent tout de suite a contribution ( pour notre plus grand plaisir) en allant ramasser des abricots que nous trierons ce soir pour les confitures, fruits secs et autres delicieuses preparations. C'est ainsi que nous faisons la connaissance de soeur Claire-Marie et de ses soeurs, qui, apres avoir decouvert des ruines d'un ancien temple il y a 20 ans en plein desert, ont decide d'y etablir leur demeure, et celle de leur Epoux.

Un petit coin de desert... et au loin, le Liban...

Leur vocation, initialement contemplative, s'est vite enrichie de l'accueil des pelerins et gens de passage, parfois pour un an ou plus. Des enfants s'y trouvent aussi pour les vacances et jouer et travailler avec eux fut un reel plaisir. Le tour de magie dont j'ai le secret fait toujours son effet, et cela est suffisant pour voire briller le bonheur dans leurs yeux, ce qui fait le notre.

Nous rencontrons aussi David, du Colorado, et Alex, Belge, aux horizons differents mais qui ont trouvé dans cette oasis d'Amour et de Paix une vocation seduisante. Pour discerner, rien de tel qu'un an au desert, a servir et prier.
Pour les aider dans leurs taches, nous passons donc une journee a pelleter du beton en discutant dans la poussiere, et une seconde plies en deux a arrachaer les mauvaises herbes du champ de patates... c'est la mission "Il faut sauver le soldat patate". A un contre vingt, les mauvaises herbes ont l'avantage, mais les soeurs ont une arme secrete; l'eau! En arrosant le champ, on peut tirer la racine de l'ivraiei et ainsi sauver les patates de la gehenne... foi de hachis (Parmentier) il fallait y penser! Si on m'avait dit que les patates aussi seraient sauvées, je ne serai peut etre pas parti en pelerinage...

La courelle... un havre de paix! Mais gare , a 14h c'est 50 au soleil...

Les journees harrassantes (j'exagere) nous permettent de mieux profiter des bons repas prepares par les soeurs et c'est le coeur lourd que nous quittons notre "famille".

Nous partons a present pour un autre monastere, celui de Marmusa.
Un stop classique nous avance (10 kilometres et une bouteillee de soda offerte) aux portes d'un pseudo desert que nous terminons de traverser a pied. Une gorge rocheuse nous mene dans un lieu assez magique, MarMusa, petit monastere mixte oecumenique perche sur un rocher qui domine une plaine de sable brulant...
Marmusa... "Allez voir la haut si j'y suis"

Et sous le monastere yavait... rien!
(ou presque)

Le RDV des backpackers spirituels, deja formes ou bien en totale recherche de Dieu, une ambiance decalée presque bouddhiste mais sympathique. Notre premiere messe sur place est assise et chacun est libre de parler, en plus d'etre en grande partie en arabe, l'adaptation est rude!
La partie femmes... il faut monter un peu!

Ceci dit, au gre des rencontres tres internationales, on passera finalement un tres bon temps a discuter avec des travellers, comme notre ami Dan qui voyage depuis 18 mois depuis le Canada et qui finira comme nous a Disneyland (nom de code pour Israel. Nous avons de la chance d'avoir notre ami Mickey sur place, mais il est vrai que l'on est pas encore certains de passer la frontiere car le Liban et la Syrie ne sont pas fans du pays de la Princesse Charmante...).
Tant et si bien qu'on restera une nuit de plus, cette fois ci bien allonges sur la terrasse a regarder les etoiles filantes en philosophant... Que demander de plus?

Retraversant le "desert" pour la seconde fois, nous allons chercher nos "racines chretiennes" dans le petit village de Maalula ou, dans une eglise vieille de 1700 ans, une jeune femme nous recite le Notre Pere en Arameen, la langue de Jesus... emouvant!


Un charmant petit bourg ou l'on parle francais et la langue du Christ...

A ce propos, les petits malins qui disent que l"arameen est tres beau apres avoir vu La Passion (de Mel Gibson) se trompent; il est en Syriaque! Ceci dit, les deux se ressemblenet fortement, et l'on pourrait les comparer au francais et a l'espagnol car il suffit de rajouter des O a la fin des mots :-)
Seydanya... tourisme donc construction...



En passant par Seydana pour voir une "icone qui fait des miracles" (Merci Lonely Planet pour les commentaires spirituels), representation de la vierge que meme les Musulmans viennent venerer ici, nous nous refaisons un brushing a l'arriere d'un pickup, mais aussi une couleur pour les poils des bras, car le soleil tape.


Brushing gratuit. Pas besoin de gel.


Un pote autostoppeur... Le chacal, il s'est mis en amont!

Notre contact a Damas tombe a l'eau, nous pensions etre loges dans une famille mais ce sont des chambres d'hotes, qui ne rentrent pas dans notre budget spartiate (si les prix avaient la foi comme un grain de moutarde, ils pourraient passer par le trou d'une aiguille et deplacer des montagnes, helas les prix sont athees!).
Une paroissienne Maronite, Marie, vient a notre secours et se fait une joie de ressortir son francais poussiereux pour nous faire loger non loin du quartier chretien de Damas... A nous la grande ville!

Puree, c'est vraiment Beyrouth ici!

Exit les deserts Syriens, les interrogatoires-pas-tres-pro et les femmes au voile complet, bienvenue dans un bouillon de culture franco-orientale au rythme infernal des "servis" (taxis aux itineraires imposes mais que vous payez au prix de taxi si vous ne leur demandez pas avant)!

"Le ciel est rouge... beaucoup de sang a du couler ces dernieres annees"
Tolkien, Le Seigneur des Anneaux traduit en Libanais

Tiens, ca faisait longtemps... ca va Marie? En tout cas ca nous change des mosquees...

Un appel au retour de la France??


Multiculturalisme et melange temporel, telle est la devise locale...


Beyrouth, ses ruines, ses eglises, ses grues...


Le somptueux plafond de la grande mosquee...

Arrives en plein centre mais sans indications, notre premier Libanais se fait un devoir de nous aider; carte telephonique, change et discussion avec le taxi, on est bien guides, et on se retrouve rapidement au pas de la porte de l'orphelinat du Pere Labaky, qui est vide (pour cause de de vacances) mais que nous ne tardons pas a remplir.


Ruelles typiques du downtown, et les fameux escaliers de la rue St Nicolas


Du vieux, de l'ancien, melanges de styles comme on peut...


Piege pour petits pieds Chinois. Forent ne risque absolument rien.

Solange, francaise en mission sur place (education entre autres) nous fait bon accueil et nous renseigne sur la ville et ses "highlights" comme dirait le Lonely Planet. Il est convenu d'aller l'aider le surlendemain a faire de l'aide aux devoirs a des enfants des quartiers pauvres. Mission qui, nous qui l'avons vecue une apres midi seulement, fait son admiration, car croyez moi, il faut de la patience pour aider 3 ou 4 enfants a la fois a faire du francais, de l'anglais, des maths ou de la physique-chimie!
Tu veux ma photo?

Mais les enfants le rendent bien... tant qu'il y aura des volontaires sur terre, il fera bon y vivre!


Florent, 24 ans, prof de maths physique et francais anglais, chercheur d'emploi en Frane malheureusement radie de l'ANPE, a trouve refuge a Beyrouth...


Les quartiers moins riches mais plus vivants...

Nous consacrons donc notre premiere journee a sillonner la ville, etonnes tant par l'omnipresence militaire que par les batiments encore en ruines, tout dechiquetes qu'ils sont par les balles et les obus, siegeants encore a cote de luxueux hotels flambant neufs...


Photo espionnage dissimulee en photo touriste...


Art moderne ou restes de la "belle epoque"? Admirez en tout cas les "trous " , pour l'aeration sans doute...


Beyrouth c'est aussi la corniche...

Beyrouth, tout le monde connait. "C'est Beyrouth". Mais en s'y balladant et en essayant d'imaginer la guerre civile et la vie ici a partir de 75, on realise le sens reel de l'expression couramment utilisee. Imaginez un vendeur de bananes poussant son chariot tranquillement, une kalashnikov a l'epaule, il depasse un vendeur de munitions qu'il salue, sur le trottoir. Il passe devant le magasin de chaussures et salue Ahmed, son ami de lycee. Tout d'un coup, un homme cagoulé traverse la route a quelques metres de lui, fusil en main. Une detonation. Le cagoule s'ecroule. Une deuxieme detonation. Le vendeur de bananes n'est plus. Le rideau de fer du magasin de chaussures se baisse. Le silence ne retombe pas, on entend au loin des deflagrations, sans doute dans le dowtown...


Le fameux hilton a droite...


On essaye de dissimuler les ruines en laissant pousser les arbres...

Scene quotidienne malheureusement, alors que la vie persiste dans la ville, souffrant des penuries d'eau et de nourriture. Les habitants de Beyrouth ont leurs racines. Les amis et freres s'entretuent mais se cagoulent, qui sait, on pourrait les reconnaitre au travail demain, quand ils y retourneront...
Comme dirait Olivier Bouilliez : Beyrouth, capitale de la dentelle. Pas faux!
Voici , pour les plus courageux, un recapitulatif de la mouvementee guerre civile eu Liban...
http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/region-liban

Expedition a Kfarsama, ou le Pere Labaky fait construire un village destine aux orphelins du Liban. On est sur la montagne, face a la mer en dessous de Byblos... un cadre idyllique pour un projet ambitieux; trois eglises, une maison pour les jeunes, une ferme, un amphitheatre a la Grecque (oliviers et pierre blanche) qui accueille deja des chanteurs, trop heureux de faire vibrer leurs luettes en plein air...
Et rencontre d'Archangela et Thibault qui travaillent sur le chantier depuis 2 ans. Encore au moins 6 avant la fin ! Courage les amis!

Sur le chemin du retour, nous passons visiter Byblos, berceau de l'alphabet, 200 metres sur 200 a tout casser, etonnamment petit quand on pense qu'il etait un des principaux ports perses a l'epoque.

Citadelle de Byblos


On a pas trouve la Castafiore


Petit port idyllique


Une eglise pas carree... les deux murs ne sont pas paralleles, suite a une erreur de conception initiale...

La route qui ramene a la capitale longe la cote, c'est l'occasion revee de plonger dans l'amorphitude la plus totale, bien enfonces dans les fauteils d'un bus tres "catho",


tout en regardant defiler les publicites pour les mariages a Chypre (seul le mariage religieux est possible ici) ou les cabinets de chirurgie esthetique...
Qu'on ne s'y trompe pas; le Liban est une petite Europe a l'Orientale, et chancun est libre de s'habiller ou de croire en ce qu'il veut... tant qu'il ne vient pas s'amuser a prendre les batiments dits "sensibles" en photo (on a essaye, ca ne marche pas).